Edito

Favoriser le logement des personnes en souffrance psychique

« L’homme habite et ainsi il prend place parmi les humains. S’il ne peut habiter, l’homme ne peut prendre place et cela s’appelle aujourd’hui l’exclusion. L’aider à habiter, cela s’appelle lutter contre l’exclusion. » – Jean Furtos, psychiatre, spécialiste de la souffrance psycho-sociale.

80% des personnes concernées par des troubles de santé mentale sont aujourd’hui soignées en dehors de l’hôpital et ne nécessitent pas de vivre en milieu spécialisé. Pour autant, il leur est difficile de trouver – et de conserver – un logement à l’heure où les maladies psychiques, peu connues et souvent mal perçues, peuvent être sources de discrimination.

Il importe donc de favoriser leur intégration ou leur maintien dans des logements « banalisés », tout en aidant les acteurs de terrain dans la prise en compte de ces situations sensibles pour la famille ou le voisinage.

Pour assurer le droit au logement de ces personnes fragiles, la Métropole de Lyon et l’État se sont mobilisés, depuis 2002, en initiant une démarche transversale avec tous les acteurs concernés.

Porté par le mouvement associatif, la Métropole de Lyon a joué le rôle d’ensemblier entre des mondes professionnels : action sociale et médico sociale, psychiatrie, logement et usagers. Ainsi, les approches ont prospéré pour aboutir à la constitution de lieux de rencontres entre élus, associations, logeurs, médecins, services sociaux et familles de malades.

Avec la convention partenariale  « Santé Psychique et Logement » du 17 avril 2013, les signataires s’engagent à mettre en œuvre un plan d’actions pour l’accès et le maintien aux logements des personnes en difficulté psychique – formalisant par là même un cadre de coopération inédit en France !